Hors dossier

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  • Cette synthèse de connaissances fait un état des lieux des usages de la littératie médiatique et multimodale en contexte numérique (LLM@) dans les cours de français, langue d’enseignement (L1-L2), en milieu minoritaire ou majoritaire, entre 2015 et 2020. Notre objectif était d’identifier des usages innovants en LMM@. Nous avons répertorié 192 documents correspondants à nos critères de recherche. À partir d’un corpus de 30 articles représentatifs, l’analyse a mis en évidence que le choix des mots-clefs ne reflète pas les concepts ou les contenus des études, ainsi qu’une grande disparité dans les définitions associées à la LMM@. De plus, nous avons constaté un certain flou dans la définition des concepts centraux telles les compétences informationnelles et les compétences en LMM. Une analyse plus fine et à partir du cadre du TPACK de 14 études a présenté des pratiques intégrées de l’enseignement du français, avec des perspectives transdisciplinaires, ancrées dans les pratiques culturelles quotidiennes des jeunes du 21e siècle. On note aussi que l’identité culturelle, linguistique et numérique est favorisée.

  • Glose est un outil numérique conçu pour la classe de français. Défini par ses créateurs comme « une interface de lecture enrichie où élèves et professeurs peuvent lire, annoter, discuter, partager les textes choisis », il permettrait de faire lire les élèves à la fois davantage (du fait de l’attrait des écrans sur les adolescents) et mieux (du fait des interactions facilitées entre élèves, et entre élèves et enseignants, par la création d’un groupe de lecture pour la classe). Pour savoir dans quelle mesure ces promesses se réalisaient, nous avons mené une recherche auprès d’un groupe d’une vingtaine d’enseignants qui testaient cet outil dans (établissement). Selon les cas, ces enseignants cherchaient à favoriser une lecture plutôt distanciée ou plutôt impliquée, ou encore à concilier ces deux lectures. À travers l’étude comparative de deux cas, nous montrerons que, quels que soient les objectifs qu’il se donne, l’enseignant ne les atteint qu’à la condition de repenser en fonction de l’outil toutes les composantes du contrat didactique habituellement pratiqué. Sans quoi, il s’avérerait que l’interface est plutôt une gêne qu’un soutien.

  • En partant de la conception bergsonienne de l’humour comme étant une mise en scène drôle et plaisante de faits sociaux en vue de montrer leur insociabilité, nous posons, dans le cadre de cet article, la question suivante : comment les caricaturistes de la presse francophone algérienne ont-ils représenté la manière d’agir de l’Algérien pendant la crise sanitaire due à la propagation du coronavirus? Pour y répondre, nous allons tenter de dégager précisément les significations des représentations symboliques de l’Algérien dans l’image caricaturale de la presse francophone algérienne au temps de la pandémie de la COVID-19 ainsi que la manière dont l’image de l’Algérien est mise en discours dans dix caricatures publiées dans trois journaux locaux traitant le sujet du coronavirus en Algérie. Notre objectif est de saisir la signification implicite des messages iconiques (à partir d’une approche sémiotique de l’image) et celle des contenus linguistiques (construits par les caricaturistes pour décrire ce qui est, en feignant de croire que c’est bien ainsi que les choses devraient être).

  • Le texte rend compte d’une recherche réalisée en 2018, dont l’objectif était de cerner les apports et les limites des usages du numérique dans la médiation de l’art contemporain. Une enquête empirique conduite sur deux terrains, le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) et la Fondation PHI pour l’art contemporain (FP)[i], montre que les technologies contribuent au projet de démocratisation culturelle : elles accentuent la visibilité des institutions et se présentent sous une variété de supports, permettant de rejoindre différents types d’individus et de besoins. Néanmoins, une réticence face aux outils numériques existe en raison de la quantité de ressources qu’ils mobilisent alors que leur pérennité n’est pas garantie. 

    [i] Au moment de l’enquête de terrain, la FP était connue sous le nom de DHC/ART, fondation pour l’art contemporain.

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